zvezdoliki

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Les Lettres sont suspectes, moins que des cours de danse, mais plus que des leçons de piano

dimanche 28 juin 2009

Pendant mes vacances, ce blog risque d'être plus

.... ectoplasmique...

.... que glagolitique.

samedi 27 juin 2009

la petite fête familiale de la fin juin, cette année

Content d'être allé à la petite fête familiale annuelle. Beaucoup d'associations, peu de chars commerciaux, beaucoup de jeunes, ssans doute aussi hétéros (étonnant char Paris Agro). Première fois que je fais le parcours dans le bon sens. Avec V* (qui serait excellent en Léon Zitrone de la Pride, il connaît toutes les associations et toutes les histoires afférentes, tout le rituel de la pride, les motards qui inaugurent, les politiques puis les associations.....)

Donc il y avait:

  • des motards pour démarrer

  • de la danse du ventre

  • des slaves opprimés (pas prêts au compromis)

  • le papillon qu'on voit chaque année

  • un beau paon

  • des vraies idées d'habillement (mais c'est quoi au juste, cette symbolique du rose? c'est la couleur de l'incarnation dans la théologie orthodoxe?)

  • un charpentier fier de l'être (sur la pancarte: "Charpentier, c'est pas un métier de pédé" et au verso: "entendu sur un chantier")

  • Randos 1er accesssit pour la chorégraphie (1er prix: Aquahomo)

  • ce qu'on aime surtout à la Gay Pride, c'est sa gratuité

vendredi 26 juin 2009

Fais moi plaisir, d'Emmanuel Mouret

Les pouvoirs étonnants d'une lettre à une inconnue. Le film commence comme du Lubitsch (ballet de doigts de pieds, service express) et continue comme du Blake Edwards (grande party). Beaucoup de scènes très potaches et drôles (l'ascenseur qui refuse d'obéir, les toilettes art contemporain + Mozart). Une séquence un peu ratée (avec les 5 demoiselles). Belle utilisation des musiques cloisonnées dans chaque espace. C'est pour moi le film de Mouret le plus réussi, le plus drôle et celui qui va le plus loin dans le registre du conte et du songe (à la After hours)

Joyeux anniversaire, M. Cuénod

... 107 ans aujourd'hui et deux ans de pacs (avec une jeunesse)

(extraordinaire Monteverdi ici, Nadia Boulanger dirige, la Comtesse de Polignac et Cuénod en duo, en 1937; déjà à l'époque, Cuénod était merveilleusement jeune)

(lire ici, aussi)

dimanche 21 juin 2009

Ce cher mois d'août, de Miguel Gomes

Un film que je suis allé voir pour échapper à la fête de la musique... Erreur fatale: c'est un cauchemar de fête de la musique, de la pop portugaise non stop chantée par des amateurs... Un film que j'aurais aimé aimer, mais que je n'ai pas vraiment aimé (ce cher moi doute).... Trop lent à décoller (même si je reconnais par exemple que toutes ces histoires de pont sont utiles pour que la scène de fiction qui se passe sur le pont prenne toute sa saveur), trop long (2h30, deux films pour le prix d'un), trop de musique (qu'on ne me dise pas que toutes ces chansons sont toujours absolument nécessaires), trop roublard (on n'a pas besoin de ce générique final pour comprendre que le réalisateur se paye un peu la tête du spectateur)

Plus tard, quand je serai grand, je serai Spiderman (et il fera beau, aussi (tant qu'à faire))

vendredi 19 juin 2009

+1

joyeux anniversaire le chat!

jeudi 18 juin 2009

Pastorale, de Pesson, au Châtelet

Ce que l'on a aimé:

  • l'orchestre, qui sonne vraiment bien (on n'est pas sûr d'avoir entendu "de la cuisine moléculaire sans boeuf ni carotte");
  • tous ces bruits délectables (plus Kagel ou Ravel que Lachenmann);
  • le fait qu'on entende et qu'on comprennne bien le texte (les chanteurs sont rarement submergés);
  • les petits moments de pastiches (la joute entre les deux chanteurs mâles, par exemple),
  • le goût de la citation (on a entendu du Daphnis, d'autres moments plus L'Enfant et les sortilèges, évidemment, de l'adagietto de la Vième de Mahler, un moment-Pelléas et un moment Ariane acte II ("les oiseaux dans les arbres, dans les grands peupliers");
  • le fait que ça ne se prenne pas au sérieux, qu'on rigole franchement;
  • le fait qu'il faille tendre l'oreille et qu'on ne soit pas saoûlé par de l'hystérie à jet continu;
  • les voix starac (quelle pêche);
  • l'affiche (qui décrit très exactement l'idée de la fin (ben quoi! faut pas mollir, les gars))

Ce qu'on n'a pas aimé:

  • quand l'orchestre ronfle, respire (Grisey fait ça tellement mieux; là c'est un peu maigrichon; de façon générale, les effets sont toujours un peu en deçà des attentes);
  • la fin (ce reset cynique, là où Rohmer mettait un miracle, le travestissement qui faisait éclater la vérité);
  • la vocalité un peu grise (et manquant de variété ....pourquoi deux voix seulement sont starac et pas les autres ? pourquoi les voix chantent-elles tout le temps avec une vocalité d'opéra alors que l'orchestration est fraîche et inventive?);
  • le public, déchaîné à la pause contre le spectacle (ce qui m'a permis d'avoir une vraiment très bonne place);
  • l'acte III (au texte fumeux, le plus télévisuel);
  • le côté Bruckner (c'est parfois très ch**nt)

Add: palpatine n'a pas aimé les nymphirmières; Papageno n'a pas trouvé les Beeeh bêtes; bladsurb a aimé même s'il est plus nouvelle star que starac

mardi 16 juin 2009

ça manque parfois un peu de Pouligny-saint-Pierre, mais à part ça tout ce qui est vraiment vital, on le trouve sur le web

  • par exemple, Une légende, la jolie pièce à la création mondiale de laquelle, vendredi dernier, j'ai eu l'insigne honneur de participer (et d'apporter quelques menus pains de mon crû (mais pas tous les pains de la boulangerie, hein))
  • Autre exemple, le compte-rendu du récital du trio Dupuy Ruiz Camus (ça manque juste de couleur sur Cassandra's dream song, mais pour cela il eût fallu que fafa blogât)

lundi 15 juin 2009

l’antidote aux compositeurs de musique raisonnablement contemporaine enfin identifiée

  • Prenez un compositeur de musique raisonnablement contemporaine (du genre à mettre partout des quarts de ton ou du genre à trimballer des Pygmées au sous-sol du BHV).
  • Prenez par ailleurs un saladier innocemment couvert d’une fine pellicule de papier alu.
  • Faites délicatement (et surtout sans arrière pensée) crisser ce papier alu (sans qu'il soit nécessaire de faire tourner le saladier).



Eh bien vous verrez le compositeur de musique sympathiquement moderne se replier en bon ordre, tout en poussant des cris à côté desquels les vagissements d'Elektra (mp3) ne sont que de la bluette fadasse.

		

dimanche 14 juin 2009

Deux exercices différents pour une nouvelle session d'orchestre

  • Vêtu d'un simple T-shirt en fausse peau de vache, simuler une attaque de malaria puis exhiber une trique déficiente, avant d'aller sombrer discrètement dans le sommeil du juste.

  • Accumuler les retards malgré 51 coups de timbales rappels à l'ordre tout en sentant les poils de barbe s'allonger et blanchir grâce aux effets d'un vibrato véritablement engagé.

(Idée: aller jouer avec des gens pour lesquels on n'a aucune estime - genre banquiers alcooliques ou prostituées cocaïnomanes - et voir si Brahms sonne aussi bien avec eux.)

vendredi 12 juin 2009

Parfois Le Monde est surréaliste

Il raconte que les étourneaux pèsent 50 grammes de plus à Lille que dans d'autres villes, parce que les autoroutes sont éclairées en Belgique. Il sait que des arbres sont morts à la Défense parce que les talons aiguilles ont percé leurs racines

(ici)

mercredi 10 juin 2009

un peu de géographie

ici (mars 2009, pas beau)

mardi 9 juin 2009

En bref

  • Vu vendredi dernier Un concours, un ballet de Béjart, grâce à une invitation du chat via son association parisien d'un jour. Ballet curieux, mélange réussi de danse moderne (sur une musique bruitiste de Hugues Le Bars) et de grand ballet dix-neuvièmiste avec pas de deux et autres entrechats (grand finale berliozien).
  • Un peu de pub pour un concert copieux (tout est placé sous le signe du double). Le SOAP (pas opéra) jouera entre autres un très tonique concerto pour 2 cors de Haydn et Légende, une pièce vénéneuse mystérieuse pour orchestre d'un altiste compositeur (et oui, encore un; celui-là n'aime pas les chats que pour leurs boyaux). Je jouerai avec eux vendredi.
  • Moi je vais dormir, laissons le mot de la fin au toujours indispensable Edouard:

Bon, j'ai déjà trop tapé - il faut que je travaille - c'est futile et vain, je sais, mais la matière qui compose ce moi réducteur qui s'appelle, par péché de paresse, Édouard, m'oblige à faire semblant d'habiter un monde qui compte pour quelque chose, où le travail a une valeur réelle et indépendante, où la vie a un sens.


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